02.09.2026

Notre-Dame de Constance sous l’Occupation

Les souterrains de Notre-Dame de Constance : sur les traces de l’histoire avec Jean-Louis Vial

Le 13 août dernier, Jean-Louis Vial, passionné d’histoire locale et membre de l’association Mémoire Bormes 1944, animait au musée une conférence consacrée à l’histoire des souterrains de Notre-Dame de Constance.

Un rendez-vous autour du débarquement de Provence et de l’utilisation de ces souterrains, aujourd’hui accessibles au public lors de visites guidées proposées par Jean-Louis.

À la suite de cette conférence, nous avons souhaité en apprendre davantage sur son parcours, ses recherches et cette histoire qui se cache encore sous la colline de Constance.

Une passion pour l’histoire et le patrimoine borméen

Qu’est-ce qui a guidé ta passion pour le patrimoine borméen et ce désir de fouiller son passé ?

« L’Histoire m’a toujours passionné, et le débarquement de Provence en particulier, un épisode trop souvent resté dans l’ombre de celui de Normandie, pourtant tout aussi décisif.

En arrivant à Bormes, après avoir rencontré puis épousé une Borméenne, j’ai tout de suite senti que ce village avait une histoire à raconter, et l’envie d’en apprendre plus ne m’a plus quitté. »

Collectionneur et passionné d’histoire depuis plus de 25 ans, Jean-Louis intervient également depuis près de 15 ans dans les collèges du Var pour parler du débarquement de Provence et présenter aux élèves des objets d’époque.

Peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a mené à te lancer dans l’association Mémoire Bormes 1944 ?

« Ce travail de transmission m’a naturellement rapproché de l’association Mémoire Bormes 1944, dont le devoir de mémoire est la raison d’être. Il y a environ trois ans, cette rencontre a donné naissance au musée itinérant : une remorque de commandement américaine restaurée, qui nous permet d’aller à la rencontre des écoles, des collèges et du public directement sur le terrain. »

Sur les traces des souterrains de Constance

L’intérêt de Jean-Louis pour les souterrains de Notre-Dame de Constance trouve notamment son origine dans les souvenirs de son beau-père, Georges Bonnabel.

Comment en es-tu arrivé à la chapelle de Notre-Dame de Constance et à la découverte de ses souterrains ?

« Mon beau-père, Georges Bonnabel, évoquait souvent ses souvenirs d’enfance, lorsqu’il jouait dans les tunnels de l’Occupation à Constance. Il m’a montré où ils se trouvaient, et je n’ai eu de cesse, depuis, d’enquêter sur ce sujet. »

Une enquête menée en croisant plusieurs sources : archives, témoignages oraux et observations réalisées directement sur le terrain.

Comment as-tu mené cette enquête historique ?

« Les trois, et c’est justement leur recoupement qui a permis de reconstituer l’histoire du site.

Côté archives : les Archives départementales du Var, des documents américains — les cartes de l’opération Anvil-Dragoon —, un plan original de l’organisation Todt, ainsi que les archives du Bureau historique de l’état-major de l’armée de terre italienne à Rome, avec notamment le témoignage d’Elio Oridi.

Côté témoignages oraux : des anciens du village, notamment Robert Chiazzo, dont le témoignage a été essentiel.

Et côté terrain : de nombreuses heures passées sur la colline elle-même, à relever, photographier et confronter chaque vestige à ce que disaient les archives. »

Une découverte marquante : le plan de « BOR 048 »

Parmi les documents retrouvés au cours de ses investigations, l’un d’entre eux a particulièrement marqué Jean-Louis : le plan original du poste de commandement allemand « BOR 048 » du site de Constance.

Y a-t-il une anecdote, un document ou une découverte en particulier qui t’a le plus surpris au cours de tes investigations ?

« Le moment le plus marquant reste sans doute la découverte du plan original du poste de commandement allemand “BOR 048” du site de Constance.

Voir ce plan technique, dessiné à la main en juillet 1944, quelques semaines seulement avant le débarquement de Provence, correspondre pièce par pièce à ce que je retrouvais physiquement sur le terrain, plus de 80 ans plus tard, a été un moment assez vertigineux. »

À travers sa conférence et ses recherches, Jean-Louis souhaite avant tout transmettre au public l’histoire de ce patrimoine.

À la suite de la conférence que tu as donnée au musée de Bormes, quel est le message ou l’émotion essentielle que tu aimerais que le public retienne ?

« Que l’Histoire, la grande, celle des livres, s’est aussi jouée ici, sous nos pas, sur une colline que beaucoup traversent aujourd’hui sans le savoir. Et que ce patrimoine, aussi discret soit-il, mérite d’être transmis aux générations futures avant qu’il ne disparaisse. »

Lorsqu’on lui demande de résumer les souterrains de Constance et leurs secrets en trois mots, sa réponse tient en une formule :

« Camouflage, ingéniosité, mémoire. »

Découvrir les souterrains sur le terrain

L’histoire de Constance peut également se découvrir directement sur les lieux. Jean-Louis propose une visite guidée sous la forme d’une randonnée sur la colline.

Peux-tu nous parler en quelques mots de la visite guidée que tu proposes de ces mystérieux souterrains ?

« C’est une randonnée sur la colline de Constance, à la découverte des vestiges de l’Occupation : postes d’observation, positions de mortiers italiens, souterrains et poste de commandement allemand inachevé.

Je raconte l’histoire du site pas à pas, directement sur les lieux où elle s’est déroulée, avec les photos et documents d’archives à l’appui.

Même ceux qui pensent connaître le site en repartent surpris ! »

Jeff Habourdin Photographe

Vous avez manqué la conférence, mais l’histoire de ces souterrains vous intéresse ?

Partez à leur découverte aux côtés de Jean-Louis lors d’une visite guidée en immersion à Notre-Dame de Constance ! Réservez votre prochain créneau auprès de l’Office de tourisme de Bormes les Mimosas.

01.07.2026

« Les Baigneuses » d’Émile-René Ménard enrichit la collection du MHAB

Quoi de neuf au MHAB ? Une sanguine de 42,5 x 57,5 cm, réalisée entre 1910 et 1921 par Émile-René Ménard, vient de rejoindre la collection du Musée. Cette acquisition vient enrichir le fonds du MHAB en tant que collection « Musée de France ». Sur celle-ci, les collines de Bormes baignées d’une lumière crépusculaire, la silhouette du cap Bénat à l’horizon et, au premier plan, les trois grâces et, au second plan d’autres figures emblématiques de la mythologie. L’artiste a choisi ces symboles de beauté, de joie et de générosité pour raconter Bormes. Il invite à une plongée dans la culture antique, à une rencontre inattendue entre la rade varoise et la mythologie grecque.

Qui était Émile-René Ménard, artiste épris de Bormes ?

Marie Auguste Émile René Ménard, dit Émile-René Ménard, est né le 15 avril 1862 à Paris. Dès son enfance, il baigne dans le milieu artistique grâce à des artistes comme Corot, Millet ou encore les peintres de l’École de Barbizon, qui fréquentent sa famille. Cela va le familiariser avec la nature, le paysage ainsi que les sujets antiques. Émile-René Ménard, peintre symboliste français, est connu pour ses paysages symbolistes et crépusculaires.  Il découvre Bormes les Mimosas en 1909, il y vient à de nombreuses reprises jusqu’en 1926, attiré par son large panorama sur la rade et sa végétation luxuriante, source d’inspiration inépuisable. Dès 1921, l’artiste séjourne au château de Léoube, propriété de son beau-frère. Bormes devient alors son ancrage varois.

L’œuvre de Ménard à Bormes

Dans ses œuvres, Émile-René Ménard ne cherche pas à peindre Bormes tel qu’il est. Il exprime plutôt un idéal. Passionné de littérature et de mythologie, Émile-René Ménard projette sur les paysages préservés du Var sa vision d’un âge d’or, celui d’un paradis originel où l’homme vivrait en totale harmonie avec la nature. Dans Les baigneuses, un centaure se mêle aux figures féminines d’un monde antique révolu.

La touche fondue, la palette douce et mélancolique caractérisent le style d’Émile-René Ménard et donnent à ces scènes une atmosphère de songe suspendu. Son travail s’inscrit dans l’esthétique symboliste, mouvement né vers 1880 et qui accorde la primauté au rêve, au mystère, à l’imagination. Aujourd’hui peu connu du grand public, Ménard bénéficiait de son vivant d’une reconnaissance considérable. L’État lui confia des décors de lieux officiels. Plusieurs de ses œuvres sont conservées dans de prestigieuses collections, notamment celles du musée de Toulon, du musée d’Orsay et du Petit Palais à Paris et l’une d’entre elles est désormais visible au MHAB !

206ème œuvre de la Collection Musée de France du MHAB

Cette sanguine est la première œuvre d’Émile-René Ménard à intégrer les collections du MHAB, un choix comme une évidence, puisque l’artiste a consacré plusieurs de ses œuvres aux paysages borméens. Les Baigneuses devient la 206e pièce du fonds musée de France. C’est la deuxième acquisition réalisée en vente publique depuis la réouverture du musée en 2022, après la toile de Jean Peské, Châtaignier dans un paysage, acquise cette année-là.

Pour la présenter au public sans attendre, le MHAB lui a fait une place toute particulière, dans son exposition centenaire, « Bormes couleurs d’un siècle », aux côtés d’une autre œuvre de l’artiste, une huile sur toile prêtée par le musée de Toulon pour cette exposition inédite.

Dans les coulisses d’une acquisition

Comment une œuvre intègre-t-elle les collections d’un musée labellisé Musée de France ?

Laury Mourosque, directrice du MHAB, en charge de la conservation raconte les étapes de cette acquisition : “ C’est un de nos jeunes en service civique qui a repéré la vente organisée par Millon à Paris. Sans sa vigilance, l’œuvre nous aurait échappé. À partir de là, acquérir une œuvre ne doit rien au hasard. Il faut suivre les procédures propres aux Musées de France : note d’opportunité, validation par la DRAC, accord du Service des musées de France. C’est cela qui garantit la cohérence scientifique d’une collection. ”“ Ménard était un absent de nos collections alors que Bormes est très présent dans son travail. Ses œuvres représentant notre village sont visibles au musée d’Orsay, au Petit Palais et ne l’était pas ici, là même où il aimait peindre. Avec Les Baigneuses, le MHAB accueille en ses murs cet artiste et offre au public l’opportunité de le découvrir. Pour faire cette acquisition, le MHAB a bénéficié du soutien d’une entreprise locale : le Groupe Piersanti. Avoir des mécènes, pour un musée de notre échelle, est absolument décisif. Sans mécénat nous n’aurions pas pu saisir cette opportunité.”

31.05.2026

L’inauguration du centenaire du MHAB et la Nuit des Musées

Samedi 23 mai dernier, le MHAB s’est paré de ses plus beaux atouts pour célébrer un double événement très attendu : la Nuit Européenne des Musées et le vernissage officiel du centenaire. Entre transmission pédagogique et poésie musicale, la soirée a marqué les esprits des 220 personnes présentes sur cette soirée.

À l’occasion de la Nuit européenne des musées, le musée a célébré avec éclat le lancement officiel de son centenaire. Dans une atmosphère conviviale, 150 invités (classe de CM2, familles des élèves, élus, partenaires, mécènes et nombreux Borméens) se sont réunis dans le jardin du musée pour marquer ce moment symbolique, cent ans après la création de l’institution en 1926.

maire François Arizzi a retracé un siècle d’engagement culturel au service du patrimoine local, rappelant les origines du musée fondé par Emmanuel-Charles Bénézit avec le soutien du maire de l’époque, Léon Chommeton. Évoquant l’inauguration de 1926, il a cité les mots de ce dernier, qui qualifiait alors le musée de projet « modeste en apparence, mais grandiose par le but qu’il se propose », soulignant combien cette ambition demeure intacte aujourd’hui.

Labellisé « Musée de France » depuis 2003 et profondément rénové en 2022, le MHAB poursuit sa mission de transmission et de valorisation du patrimoine à travers une programmation vivante et ouverte sur son territoire.

La jeunesse borméenne à l’honneur

L’émotion était particulièrement palpable lors de la restitution du projet « Enfances d’hier et d’aujourd’hui ». Pendant plusieurs mois, la classe de CM2 de Mme Macé, de l’école Jean Moulin de Bormes, s’est approprié les collections du musée pour livrer un remarquable travail de mémoire. En valorisant le regard des jeunes générations, le MHAB réaffirme sa vocation de musée-passerelle, accessible et profondément ancré dans sa communauté locale.

Une déambulation musicale au cœur des collections

Au fil de cette nocturne prolongée jusqu’à 21h30, les visiteurs ont également découvert une surprise artistique. Initialement annoncé sous le nom « Anthea Orchestra », l’ensemble s’est finalement présenté sous la forme d’un trio à cordes intitulé « Quatuor Anthea ». Leurs accords ont accompagné avec subtilité la découverte du parcours permanent et de l’exposition temporaire, offrant une immersion sensorielle inédite au sein des collections.

Au programme de cette déambulation :

  • Méditation de Thaïs – Massenet
  • Danse Hongroise n°5 – Brahms 
  • Habanera – Carmen – Bizet 
  • Le printemps 1er mouvement – Vivaldi 
  • Prélude – Berceuse – Canzonetta – Glière 
  • Liebeslied – Kreizer 

Un crépuscule pour clore le centenaire en beauté

La soirée s’est achevée sur la terrasse panoramique du musée, où visiteurs, élus et partenaires ont partagé un moment chaleureux face au coucher de soleil embrasant la baie. Une conclusion conviviale et mémorable pour cette ouverture des célébrations du centenaire du MHAB.

Le centenaire se poursuivra dans les prochains mois avec la publication du premier catalogue d’art du musée ainsi qu’avec le futur projet, annoncé également par le M. Le maire, de transformation de la Maison Jacob en Centre d’Art, confirmant l’ambition culturelle portée par la commune autour de son patrimoine et de la création artistique.

30.04.2026

Les pierres des murs de Bormes ont bien des choses à raconter

Le 7 mai, le Musée d’Histoire et d’Art de Bormes les Mimosas invite Pierre-Yves Delcourt, urbaniste et historien amateur, pour sa conférence “Le murmure des vieux murs”. Une occasion unique pour découvrir quelques secrets que les pierres du village lui ont révélés.

Une voie romaine dont le village ne garde aucune trace. Des maisons du XIXe siècle en lieu et place du village médiéval. Des villas des années 60 à l’intérieur des anciens remparts… Urbaniste montréalais, Pierre-Yves Delcourt est tombé amoureux de Bormes au premier regard. Il a alors décidé d’en percer les mystères. A force d’en observer chaque recoin, chaque pierre, il s’est forgé une conviction “ les pierres ont bien des choses à raconter ”. Invité par le MHAB le 7 mai à 18h30, il va lever le voile sur quelques-unes de ses découvertes. Rencontre avec un passionné…

Canada à La Suisse, en passant par Paris

Né à Montréal, vous vous installez à Paris pour étudier l’urbanisme, dans ce pays que vos ancêtres avaient quitté au XVIIe siècle. Que pouvez-vous nous dire de votre trajectoire ?

L’histoire des lieux m’a toujours intrigué. À Montréal, je me suis intéressé très tôt à l’histoire du Vieux-Montréal, ancienne bourgade française fondée en 1642. À Paris, je me suis passionné pour les places et les vieux bâtiments. Après mes études, j’ai vécu à Châlons-en-Champagne, rue de la Petite Juiverie, puis à Besançon, sur la Grande Rue. Tous ces lieux, chargés d’histoire, ont nourri mon regard et attisé mon goût pour le patrimoine.

Aujourd’hui, je vis en Suisse, au-dessus de vignes en terrasses classées au patrimoine mondial UNESCO. Je suis responsable de l’aménagement d’une intercommunalité et continue aujourd’hui encore à me passionner pour ce qui fait sens entre histoire et territoire.

Véritable coup de foudre pour cet authentique village provençal

Comment avez-vous découvert Bormes et pourquoi cet intérêt ?

Lorsque j’ai visité Bormes les Mimosas pour la première fois, j’ai été immédiatement séduit, il a le charme des vieux villages provençaux. Mais ce qui m’a le plus interpellé, c’est que ce vieux village était bien vivant et ses habitants issus de plusieurs générations borméennes. Ça a été un vrai coup de foudre. Mais quelque chose a interpellé mon regard d’urbaniste : On parlait d’une voie romaine, alors que le village ne montrait aucun signe de romanisation. On parlait de village médiéval, alors que la plupart des maisons semblent dater du XIXe et XXe siècle. Du côté du boulevard des Amandiers, on trouve des villas bâties dans les années 1960, à l’intérieur même des anciens remparts ! Les pistes étaient brouillées, j’ai eu envie de comprendre Bormes avant les Mimosas

Une enquête minutieuse

En quoi ont consisté vos recherches, comment avez-vous procédé ?

Cela commence toujours par l’observation d’un détail : un mur aux contreforts inattendus, un ancien puits situé en dehors des remparts, une ancienne porte du village perchée à deux mètres au-dessus de la rue Carnot, celle du Musée justement. Chaque observation invite une seule question : Pourquoi ? J’émets alors des hypothèses, je mobilise les sources historiques, j’observe les anciens plans et les vieilles photos. C’est ainsi qu’apparaissent les réponses plausibles. Pour écrire mon livre, “ Bormes avant les Mimosas ”, j’ai consulté les archives municipales et départementales, à Draguignan. Les cartes postales anciennes, examinées à la loupe, nous livrent de multiples informations. J’ai aussi eu la chance de rencontrer des Borméens qui m’ont ouvert la porte de leurs souvenirs, sur le siècle passé. Ce sont eux qui m’ont le plus ému. ”

Au programme le 7 mai

Que révèlerez vous lors de la conférence “ Le murmure des vieux murs ” ?

“ Sans trop spoiler son contenu, sachez que nous allons interroger des documents, des œuvres présentes au musée. Les tableaux sont riches de nombreux détails, celui de l’affiche de l’exposition par exemple, ou encore les cartes postales anciennes. Avec quelques repères historiques, nous remonterons le temps, jusqu’au haut Moyen Âge. Je présenterai également des images inédites, construites sur des bases historiques solides. Ce sera une première ! Je pense que certaines découvertes vont surprendre…

Cette conférence est une occasion unique de s’interroger sur le Bormes d’autrefois. Pierre-Yves Delcourt conclut : “ La ville telle qu’on la voit aujourd’hui est bien différente de celle d’hier. Comprendre ce qui a disparu nous permet d’aimer davantage ce qui reste. ” Si les murs ont des oreilles, Pierre-Yves Delcourt, lui, a appris à écouter les pierres. Rendez-vous le 7 mai, au MHAB, pour découvrir ce qu’elles lui ont révélé.


27.03.2026

28 mars 1926, la création d’un lien entre art et histoire

Fondé en 1926, le Musée d’Histoire et d’Art de Bormes (MHAB) a fêté ses 100 ans le 28 mars 2026. Pour célébrer ce centenaire, tout au long de l’année, le MHAB propose une exposition temporaire, à voir en ses murs, dans un écrin situé au cœur du village classé parmi les Plus Beaux Villages de France.

Programmée jusqu’en mars 2027, « Bormes, Couleurs d’un siècle » réunit plus de 80 œuvres, issues des collections du MHAB, mais aussi de grands musées nationaux – Musée d’Orsay, Musée de Grenoble, Galerie de la Présidence, Musée d’Art de Toulon, Musée de l’Annonciade, etc. – ainsi que de collectionneurs privés. L’exposition se déploie sur deux niveaux, où dialoguent une trentaine d’artistes dont le regard s’est laissé inspirer par la lumière borméenne.

Les œuvres de Henri Edmond Cross, Théo Van Rysselberghe, Emmanuel-Charles Bénézit, Roberta González, Georges Henri Pescadère, Henri Rivière et bien d’autres racontent Bormes en couleurs et invitent à la rencontre avec la mémoire des habitants. Les souvenirs des borméens se racontent à travers des archives, objets et témoignages, collectés spécialement pour célébrer ce centenaire.

« L’exposition offre un panorama unique sur Bormes et retrace l’évolution du village, à travers un siècle de créations, témoigne Laury Mourosque, directrice du MHAB et Commissaire d’exposition de Bormes, Couleurs d’un siècle. Paysages vibrants, visions néo‑impressionnistes, récits intimes, nous proposons aux visiteurs une immersion sensible, où l’art révèle autant le territoire que celles et ceux qui l’habitent. » Pour offrir cette plongée dans l’Histoire de Bormes, le MHAB a lancé en 2025 un appel à collecte à tous les Borméens. Le résultat, présenté dans ce parcours inédit, est une fresque où photographies, objets du quotidien et récits familiaux dévoilent un Bormes très authentique.

100 ans d’Art et d’Histoire et 2400 ans en réalité augmentée

Né du désir de préserver et transmettre la richesse artistique d’un village alors encore modeste, le MHAB met en lumière depuis sa création, les œuvres d’artistes tombés sous le charme de la vibrante lumière et de la nature généreuse de Bormes les Mimosas depuis 100 ans.

Sa collection permanente, estampillée collection musée de France, est riche de plusieurs centaines d’œuvres à voir au fil des salles. Le MHAB fait dialoguer Art et Histoire et plonge le visiteur dans un parcours interactif, en réalité augmentée retraçant 2400 ans d’Histoire. Équipés de tablettes, petits et grands naviguent, au gré de leur curiosité, dans l’histoire du village de Bormes et alentours et ses grandes époques, du néolithique à nos jours. Le dispositif immersif compte une dizaine de thématiques et s’inscrit dans la vocation du MHAB : préserver, transmettre et faire vivre un héritage culturel unique.

Découvrez l’histoire du musée, sur notre page dédiée !

📍 MHAB – 103 rue Carnot, Bormes-les-Mimosas
🎨 Exposition « Bormes, Couleurs d’un siècle » – Jusqu’en mars 2027

28.02.2026

Retour sur nos éductours : un musée ancré dans son territoire

À l’occasion du lancement de l’exposition centenaire Bormes, Couleurs d’un siècle, le Musée d’Histoire et d’Art de Bormes les Mimosas a organisé lusieurs éductours destinés aux acteurs essentiels de la vie locale : commerçants, hébergeurs, offices de tourisme, mécènes, prêteurs de l’exposition ainsi que les nombreux témoins et contributeurs borméens qui ont participé à la collecte.

Un objectif clair : partager, transmettre et fédérer

Ces visites privilégiées ont un but :
➡️ permettre aux acteurs du territoire de découvrir l’exposition en profondeur,
➡️ s’approprier son contenu,
➡️ et devenir, à leur tour, des ambassadeurs du patrimoine local.

Car un musée vit d’autant mieux lorsqu’il est connu, soutenu et porté par celles et ceux qui font vivre le territoire au quotidien.

Une exposition profondément borméenne

Bormes, Couleurs d’un siècle est bien plus qu’une exposition : c’est un récit collectif.
Elle retrace 100 ans de création artistique et de mémoire locale, nourrie de documents d’archives, d’œuvres inédites… mais surtout de témoignages de Borméens.

Au fil de la collecte menée pendant un an, de nombreuses figures du village – anciennes et nouvelles – ont accepté d’ouvrir leurs albums, de raconter leurs souvenirs, de transmettre leurs histoires familiales ou professionnelles.
Leurs voix, leurs objets et leurs mémoires forment aujourd’hui le cœur vivant de l’exposition.

Des partenaires locaux engagés

Les commerçants, hébergeurs, offices de tourisme et mécènes jouent un rôle essentiel dans le rayonnement du MHAB.
Ces éductours ont été l’occasion de renforcer ce lien, d’échanger sur les projets à venir et de constater combien chacun contribue, à son échelle, à faire connaître le musée et à enrichir l’attractivité culturelle du village.

Pour les prêteurs, témoins et contributeurs, ces visites ont été un moment fort : l’occasion de voir leur participation prendre forme dans un parcours muséographique qui valorise leurs récits et leurs souvenirs.

Et ce n’est qu’un début…

Dans les prochaines semaines, le MHAB organisera également des éductours dédiés aux enseignants et aux équipes pédagogiques, afin de préparer au mieux les projets scolaires et les futures visites de classes.

Cette dynamique s’inscrit dans la volonté d’un musée :
✔ vivant,
✔ ouvert,
✔ collaboratif,
✔ et profondément ancré dans son territoire.

Un musée pour tous les habitants

Nous invitons chaleureusement les Borméens – de naissance, de cœur ou d’adoption – à venir découvrir cette exposition qui raconte leur histoire, leur village, leur mémoire collective.
Une exposition à vivre, à ressentir et à partager.

📍 MHAB – 103 rue Carnot, Bormes-les-Mimosas
🎨 Exposition « Bormes, Couleurs d’un siècle » – Jusqu’en mars 2027

28.02.2026

Le patrimoine borméen à l’honneur pour le centenaire du musée !

Le mois de février a marqué officiellement le centenaire du Musée d’Histoire et d’Art de Bormes les Mimosas.
Fondé en 1926, le musée est né d’une ambition forte : créer un lien durable entre les habitants et la création artistique locale. Cent ans plus tard, cette vocation demeure plus vivante que jamais.

Pour célébrer cet anniversaire exceptionnel, le musée propose une immersion sensible à travers un siècle de création et de mémoire vivante. L’exposition Bormes, Couleurs d’un siècle s’est construite au fil des récits de vie des habitants ayant partagé leurs souvenirs, mais aussi à travers le regard des artistes qui ont séjourné à Bormes les Mimosas et représenté ses paysages depuis la fin du XIXᵉ siècle. Peintures, photographies, récits et documents inédits composent ainsi un voyage émouvant retraçant l’histoire du village et ses grandes transformations.

Une exposition née d’une année de préparation

Tout au long de l’année 2025, l’équipe du musée s’est mobilisée pour concevoir et mettre en place cette exposition d’envergure.
Un appel à collecte a été lancé dès le début de l’année afin de rassembler témoignages, objets et photographies permettant de retracer l’évolution de ce village pittoresque sur les cent dernières années.

Plus de quarante heures d’entretiens ont été enregistrées auprès d’une vingtaine de témoins, et près de 150 documents et objets ont été collectés. Ce travail a permis de faire émerger une thématique centrale : « Mémoire en partage ».

Parallèlement, une recherche approfondie a été menée pour faire dialoguer ces récits avec les représentations artistiques de Bormes. Grâce aux prêts de nombreuses institutions, de collectionneurs privés et aux recherches menées dans les réserves du musée, ce sont près de 80 œuvres qui sont aujourd’hui présentées. Elles illustrent les paysages, les figures borméennes, l’architecture du village, ainsi que des récits de l’écrivain Jean Aicard. Après plusieurs mois d’élaboration scénographique et plusieurs semaines de montage, l’équipe était fin prête pour le lancement officiel de l’exposition le 7 février.

Un lancement musical et immersif

L’exposition a été inaugurée le 7 février lors d’une déambulation musicale originale et immersive.
À cette occasion, le musicien Andrea Pron, accompagné de son violoncelle, a guidé les visiteurs à travers une découverte sensible et singulière de l’exposition, ponctuée de morceaux de musique classique.

Portés par les notes tout au long du parcours, les visiteurs ont vécu une expérience poétique mêlant art visuel et émotion musicale.

Une surprise artistique

À l’occasion du lancement de l’exposition, un artiste désormais bien connu du musée a fait escale à Bormes les Mimosas.
Toujours muni de son carnet et de ses aquarelles, Lapin a croqué sur le vif la déambulation musicale. Il a également découvert ses carnets exposés dans l’une des vitrines du musée, offrant aux visiteurs un regard artistique spontané et unique sur l’événement.

Remerciements

Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux aux Borméens qui ont généreusement transmis leurs archives et leurs témoignages.

Merci également aux prêteurs publics et privés dont la générosité a permis de réunir des œuvres exceptionnelles :
Musée d’Orsay, Musée de l’Annonciade, Musée d’Art de Toulon, Musée Jean Aicard, Paulin Bertrand, Musée de Grenoble, Musée d’Art et d’Histoire Pissarro, La Banque, musée d’Hyères.

Merci à l’association Réseau Lalan pour son rôle déterminant dans la documentation et la valorisation des artistes liés à Bormes depuis plusieurs décennies.

Enfin, nous remercions chaleureusement nos partenaires et mécènes pour leur soutien constant aux projets du musée.

Prolongez l’expérience

Pour aller plus loin dans la découverte de l’exposition Bormes, Couleurs d’un siècle, des visites guidées sont proposées tout au long de l’année.
Une invitation à explorer ensemble la mémoire vivante de Bormes les Mimosas.

01.10.2025

Patrimoine, créativité et gourmandise au MHAB

Au MHAB, le mois de septembre a été placé sous le signe du patrimoine et de la gourmandise, avec une programmation aussi riche que variée ! Deux temps forts ont marqué cette rentrée culturelle : les Journées Européennes du Patrimoine ainsi qu’un événement majeur à Bormes les Mimosas : escapade gourmande.

Les Journées Européennes du Patrimoine : un musée à redécouvrir

Les 20 et 21 septembre, le musée a ouvert grand ses portes pour deux journées sur le thème « Patrimoine architectural ». Petits et grands ont ainsi pu découvrir l’histoire du bâtiment, de ses débuts à sa rénovation en 2022, à travers une approche originale centrée sur la bâtisse elle-même.

Tout le week-end, de nombreuses animations gratuites ont rythmé la visite : un coloriage participatif permettant à chacun de laisser sa trace au sein du musée, aves l’oeuvre « La Cascade » de l’artiste Lapin, mise à disposition dans le jardin pour être personnalisée collectivement.
Le samedi, l’association Mémoire Bormes 1944 a proposé une immersion dans le quotidien sous l’Occupation, une reconstitution saisissante qui a transporté les visiteurs dans la vie d’un Bormes marqué par l’Histoire. Dans la matinée, un atelier a également permis aux enfants de concevoir des maquettes de maisons provençales et de reconstituer la célèbre Rue Carnot.

Le dimanche, place à la créativité avec une séance d’urban sketching. Pendant deux heures, les participants ont appris à croquer sur le vif, déambulant dans les salles du musée crayons en main.
En parallèle, un livret d’activités spécialement conçu pour l’occasion invitait à (re)découvrir le village sur les pas de l’artiste Henri Rivière. Enfin, la visite guidée « Bormes des artistes » a permis de parcourir la chapelle Saint-François, le château des Seigneurs de Fos et la Rue Carnot avant de conclure face aux œuvres de la collection consacrées au territoire.

Un week-end complet, à la fois ludique, pédagogique et immersif, pour revivre l’histoire de Bormes et son patrimoine architectural.

Escapade Gourmande : quand l’art rencontre la table

À peine une semaine plus tard, le musée a changé d’ambiance pour célébrer le retour d’Escapade Gourmande, les 25, 27 et 28 septembre. Trois jours de rencontres et de découvertes placés sous le signe du goût et de la créativité.

Le jeudi, Annette Gelinet a proposé une conférence captivante intitulée « L’art à table ». Entre analyse de tableaux célèbres et élaboration d’un menu gastronomique, les participants ont exploré la relation étroite entre art et cuisine.

Le samedi, direction le Japon avec une véritable immersion culturelle : la découverte d’une cérémonie du thé traditionnelle Gyokuro Do animée par Suiran. Dans la sérénité du jardin du musée, chacun a pu goûter aux saveurs raffinées du thé et des confiseries wagashi, tout en profitant d’un moment de détente hors du temps.

Enfin, le dimanche, c’est la peinture qui était à l’honneur lors d’un atelier d’aquarelle au café. Pendant deux heures, les participants ont expérimenté les nuances et subtilités offertes par cette technique originale, créant des œuvres aussi surprenantes qu’inspirées.

Une rentrée culturelle en beauté

Entre mise en lumière du patrimoine, expériences artistiques et découvertes gourmandes, le mois de septembre au MHAB a été un condensé d’émotions et de partage. Un programme intense, qui illustre la volonté du musée de proposer des rendez-vous toujours plus vivants et accessibles.

05.07.2025

Le MHAB : un musée ancré dans l’histoire

La collection du MHAB – Musée d’Histoire et d’Art de Bormes-les-Mimosas rend hommage à la richesse artistique, culturelle et sociale de la ville et de ses alentours. Témoin privilégié de la vitalité créative de la région, le musée a obtenu en 2002 l’appellation de « Musée de France », gage de la qualité de ses collections et de son engagement en faveur de la conservation et de la valorisation du patrimoine.

Le musée abrite un ensemble remarquable d’œuvres signées par des artistes de renom, parmi lesquels Emmanuel Charles Bénézit, Charles Cazin, Henri-Edmond Cross ou encore Jean Arène. À travers ces noms, c’est toute une histoire de l’art qui se dessine, entre influences locales et courants majeurs de la création picturale française.

Le MHAB s’articule autour de deux fonds complémentaires :

  • La collection Beaux-Arts, riche en peintures, dessins et sculptures, témoigne du raffinement artistique du XIXe siècle à nos jours.
  • La collection ethnographique et archéologique, quant à elle, plonge les visiteurs dans le quotidien des civilisations passées, de l’Antiquité à l’époque contemporaine, à travers des objets emblématiques de la vie provençale.

Une visibilité accrue grâce à Joconde

Joconde est le catalogue collectif des musées de France, piloté par le ministère de la Culture. Véritable vitrine numérique du patrimoine muséal français, il permet à chacun – chercheurs, amateurs d’art, institutions culturelles – d’accéder à des milliers de notices d’œuvres conservées dans les musées labellisés.

Le MHAB sur la plateforme nationale

En rejoignant la base Joconde, le MHAB inscrit son nom aux côtés de grandes institutions nationales telles que le Louvre, Orsay ou le musée Guimet. Il affirme ainsi son rôle actif dans la diffusion des savoirs et le partage du patrimoine auprès d’un large public.

Le musée a d’ores et déjà intégré 13 fiches d’œuvres majeures à la base, avec pour objectif ambitieux d’en référencer au moins 50 d’ici la fin de l’année. Cette démarche de numérisation participe pleinement à la mission de démocratisation culturelle et permet à tous, en quelques clics, de découvrir une partie précieuse de la collection du MHAB.

09.06.2025

« La classe, l’œuvre » – Une rencontre entre art, patrimoine et jeunesse

Chaque année le musée et les structures scolaires de Bormes imaginent des projets artistiques menés dans le cadre du dispositif national la « Classe l’œuvre », qui invite les élèves à concevoir une production artistique autour d’une ou plusieurs œuvres présentées dans un musée.

Les projets 2025 au MHAB

Deux projets ont été imaginés autour du travail d’Henri Rivière, un artiste touche à tout, né à la fin du XIXème siècle, qui fait l’objet d’une exposition d’un an au musée. Lors de ces projets, les enfants ont pu explorer deux facettes de l’artiste : son rôle de metteur en scène du théâtre d’ombre au cabaret du chat noir et son travail d’artiste graveur, fasciné par les estampes japonaises.

« Les 36 vues de Bormes », inspiré des célèbres séries d’estampes :

  • Les 36 vues de la tour Eiffel de Henri Rivière,
  • Les 36 vues du mont Fuji du maître japonais Hokusai.

Pendant plusieurs mois, les élèves ont travaillé avec Clara Soumah Valdman, chargée de médiation au musée, pour créer leurs propre recueil d’illustration, autour de deux lieux emblématiques de Bormes les Mimosas :

  • Le Fort de Brégançon
  • Le Sémaphore du Cap Bénat

Pour réaliser ces illustrations, les enfants se sont initiés à deux techniques artistiques chères à Henri Rivière : l’estampe et l’aquarelle.

Préparation et exposition

Juste avant la restitution, les élèves se sont réunis au musée pour installer leur exposition.
Chacun a rassemblé ses productions sur un même support afin de créer une unité visuelle, permettant d’exposer fièrement les 36 vues de Bormes.

Un spectacle de théâtre d’ombre pour le groupe CP de l’ALSH

Les CP du centre de loisirs se sont essayés à la mise en scène et à la comédie en réalisant un spectacle de théâtre d’ombre. Ils se sont inspirés de deux fables de Jean de la Fontaine : Les Trois Petits Cochons et Le Corbeau et le Renard. De la fabrication du castelet, au maniement des marionnettes en carton qui servent à projeter les ombres, les enfants ont tout réalisé de A à Z.

Le jour J : restitution des projets et partage

Le 17 mai à 10h, le public a pu assister à la restitution du projet dans le cadre de la Nuit européenne des musées.
La matinée a débuté par le spectacle de théâtre d’ombres, interprété par la Troupe des Petits Zinzins, avec la participation des élèves de CP de l’ALSH de Bormes.

Puis, dans le jardin du musée, les familles ont partagé un moment convivial autour d’un petit déjeuner.
Avant cela, les délégués de chaque classe ont pris la parole pour présenter leur projet et expliquer leur démarche à leurs camarades, parents et visiteurs.

Chacun a ensuite pu admirer les créations exposées dans le jardin, mêlant poésie, dessin et techniques d’impression.

Un souvenir à emporter

En guise de souvenir de ce projet riche et créatif, une surprise attendait les élèves : un livret souvenir regroupant l’ensemble de leurs œuvres et haïkus.
Chacun est ainsi reparti avec un témoignage tangible de cette belle aventure artistique, en lien avec le patrimoine de Bormes et l’expérience collective vécue au musée.

Le musée remercie chaleureusement toutes les personnes ayant participé et rendu ce projet possible : l’équipe d’animation du centre de loisirs de Bormes les Mimosas, particulièrement à Aurore et Liliana, à Mme Perramond et Madame Pettinato enseignantes à l’école Jean Moulin. Merci aussi à Clara Soumah Valdman pour avoir une fois encore proposer et mené ce projets complet et créatif !

Merci de vous être lancé avec nous dans ces projets, et d’avoir su les prendre en main pour les faire exister.